• .De l'intensité à la simplicité.

    .De l'intensité à la simplicité.

    Vous rendez-vous compte de la difficulté à communiquer avec les autres ? A quel point s'exprimer est dur, lorsque l'on veut que ce soit sincère, authentique et fidèle à nos ressentis ? Vous rendez-vous compte de la difficulté à communiquer avec les autres lorsque l'on ne se sent plus ? Lorsque notre esprit est vingt jours en arrière et pourtant le corps, lui, est bel et bien dans le présent ? Lorsque il nous est impossible de nous connecter à l'autre pour comprendre ce qu'il ressent ? Pour comprendre ce que nous ressentons ?

    Ou bien suis-je la seule ?

    .De l'intensité à la simplicité.

    Je ne ressens pas tout comme une agression, contrairement à d'autre. Moi c'est différent. Je ressens tout intensément, c'est sur. Lorsque j'aime, même en amitié, les personnes qui ne connaissent pas mes amis pensent que je suis amoureuse de tous mes potes, alors certes j'ai énormément d'amour en moi mais pas de là à aimer amoureusement tous mes amis, je ne suis pas certaine de réellement aimer ça.

    Je ressens tout puissamment et ça m'arrange car je suis constamment en recherche d'intensité dans n'importe quelle émotion, à un tel point que parfois c'est tellement puissant en moi que je ne sais plus comment gérer, comme les enfants, et tout se bloque en moi, je ne sais plus si je dois rire ou pleurer, alors je bug.

    Souvent lorsque je ris, je pleure. Peut-être parce que je n'arrive plus à pleurer, sauf le genre de pleures silencieux qui arrivent sans raison, qui ne sert même pas la gorge, juste des larmes qui coulent, c'est tout doux, ce sont mes pleurs préférés. Mais je n'arrive plus à pleurer intensément, justement car lorsque je sens que ça monte, je bloque tout inconsciemment. Ou bien peut-être parce que mon hilarité est si puissante que je me perd dedans et donc je "panique" et pleure, jonglant entre rire et larmes.

    Je ressens tout intensément et c'est vrai que parfois c'est violent, je m'auto-blesse avec mes propres émotions, lorsque je suis déçue, et je le suis malheureusement souvent, lorsque je suis désespérée, lorsque j'aime, lorsque je ris, parfois je ris tellement que ça n'en est même plus agréable, ça fait plus mal qu'autre chose (au moins je me calme vite).

    Cependant j'en veux toujours plus. Plus d'émotions, d'intensité, de joie, de tristesse, de colère, d'espoirs, les émotions ne sont qu'un chemin vers l'intensité, mon problème à moi est uniquement que je ressens l'intensité du vide. Je me sens tellement vide parfois, comme un bug permanent dû à des émotions que je ne saurai pas gérer mais où je pourrai vivre à l'intérieur, le vide prend tellement de place.

    Cette quête d'intensité combiné à mon impulsion naturelle font que je fais des choses vraiment bizarre sans que je me vois les faire, d'un coup je me réveille et je suis là : à danser sur un banc sans musique. D'un côté ça m'amuse, ça me fait du bien, mais d'un autre ça me fait être encore plus déçue des autres. Car je suis souvent déçue des autres, par ma propre faute. Je suis exigeante avec moi-même mais aussi avec les autres, j'exige qu'ils soient libre avec eux-mêmes mais apparemment ce n'est pas trop la mode en ce moment.

    Je vis tout avec intensité j'ai pleins d'émotions à la fois, mais je suis incapable de me forcer à ressentir quoique ce soit. Soit c'est là, avec moi, en moi, soit c'est nul part, au repos.

    Je vis tout avec intensité pour un rien. Un rien va me rendre heureuse, ou très triste alors que des situations qui touchent la plupart des humains vont me faire ni chaud ni froid, malgré tous mes efforts, mais c'est impossible, certaines causes me rendent totalement insensible alors qu'un visage créé par des racines va me rendre heureuse pour toute la matinée, parfois sur le moment c'est tellement génial pour moi que j'en ai les larmes aux yeux.

    Les choses insignifiantes me touchent. Le sourire d'un inconnu va me rendre heureuse, ma propre grimace dans un miroir va me faire rire. Parfois c'est génial de ressentir tout intensément mais c'est aussi très fatiguant, et qui dit fatigue dit larmes, comme les enfants.

     Je vis pour ressentir des émotions afin d'obtenir de l'intensité. Mais je n'aurai jamais assez, car le seuil d'intensité que je souhaite atteindre est celui où je bloque tout entièrement, où je bug car justement je ne sais plus comment gérer tellement c'est puissant en moi.

    Parfois j'oublie que j'ai un corps. Et je n'aime pas ça. Donc je le touche tout le temps, comme pour m'assurer que je suis bien dedans, je me fais des câlins, je me touche les genoux (on dirait deux petits crânes chauves, j'adore). Je suis fascinée par les corps vivants (et morts aussi étrangement), lorsque je regarde quelqu'un ou un animal, il m'arrive de visualiser ses organes, son sang pulsant, ses muscles, les bactéries, j'aime me dire que c'est vivant en dedans, qu'il y a tout un flot d'émotion qui traverse cet être, j'aime me dire que ça respire, que ça peut bouger, ouvrir les yeux, créer des sons, le corps vivant est incroyable, même avec les végétaux, je m'imagine la sève monter, les champignons grimper, les feuilles se développer. Et, vous allez probablement me trouver un peu morbide, mais avec ce qui est mort, je suis émerveillée aux larmes. L'idée que ce reste de vivant, ce corps, puisse avoir voler, respirer, qu'il y ait eu le sang pulsant dans les veines, qu'il est mangé, qu'il s'est déplacé, qu'il est grandit, qu'il a vécu, qu'il a ressenti, je trouve ça tellement beau, le concept de la vie, que j'en ai facilement les larmes aux yeux.

    Mais les gens comprennent-ils ? Comprenez-vous ce que je cherche à exprimer ? Car les gens, les "adultes" notamment, cherchent toujours trop loin, plus loin que ma propre pensée, ils voient le morbide, la mort glauque, alors que je vois la beauté, la nostalgie, la réussite d'avoir vécu. J'aime me dire que ça a été vivant. Je pense avec simplicité, je vous l'assure, même si apparemment je vais trop loin dans mes réflexions, je pense tellement simplement que les autres humains passent devant mes pensées et vont directement chercher plus loin, alors que non, je pense juste avec ce que j'ai vu, la simplicité de la chose.

    Mais j'adore. Tout ressentir et me prendre les émotions en plein dans la face. Chercher toujours plus d'intensité. Voir le beau partout.

    Encore une fois je me suis énormément éparpillée, mais lorsque je me sens triste, j'écris beaucoup et puis après ça va mieux. Là ça va mieux :)

    Avez-vous des remarques ? Comment ressentez-vous les émotions ? Autorisez-vous à les ressentir ?

    Bisous,

    .Louna Déelle.

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