• .Je ne veux pas.

    Hey !

    J'avais besoin de pleurer, de me défouler, mais je ne pouvais pas hurler, ni pleurer, non pas par fierté bien que cela aurait pu arriver, mais car je n'avais pas envie de devenir un spectacle, je voulais seulement être seule. Alors j'ai écris, puisque écrire c'est comme hurler mais en silence.

    Ils ne comprennent pas mon message. Ils ne comprennent pas ce que je veux dire, insinuer, expliquer. Mon avertissement. Mon hurlement de détressequi s’avère être constamment silencieux. Je n’arrive pas à crier. C’est comme si je n’avais jamais su. Je n’arrive pas à pleurer autrement qu’en silence.Pourtant, j’aimerai hurler, crier, frapper, détruire, pleurer à chaudes larmes en suffoquant, en haletant, en sentant la tristesse étrangler ma gorge, matrachée, que mes mains tremblent, que mon esprit s’assoupisse tant il est fatigué de cette tristesse et colère enfin déchargées.

    Ils ne comprennent pas mon message. Mon comportement. Ils ne comprennent pas que je ne veux pas entendre leurs arguments, je ne suis pas prête, car je n’ai pas envie que l’on me persuade, que l’on me convainque de quoique ce soit qui ferait que je change d’avis et que je nuise un peu plus à ma maison, à notre mère, que l’on ne cesse de ne pas respecter.

    Les autres ne m’intéressent pas, je ne veux même pas entendre parler d’eux, laissez-les tranquille. Je veux parler de nous, de moi, de ce que nous pouvons faire, à notre échelle. Car nous sommes la base de la pyramide, nous sommes la base de la consommation, nous sommes les consommateurs. Nous détenons le pouvoir.

    Vous voulez que l’État ferme les grandes enseignes polluantes ? Arrêtez d’acheter là-bas. Aussi simplement soit-il. Serait-ce trop simple ? Vous voudriez quelque chose de compliquer pour le transformer en excuse et ainsi dire « c’est trop compliqué, ce n’est pas à notre portée, on ne peut rien faire... ». Mais nous pouvons tout faire, tout. Nous contrôlons le monde mais c’est une trop grosse responsabilité pour des adultes aussi petits que vous, pour des adultes aussi lâches, aussi égoïstes. Vous n’êtes que des menteurs.

    Des lâches.

    Prenez votre courage à deux mains, montrer l’exemple car l’exemple est actuellement la jeunesse, qui se tue à vous montrer ce qui se passe, à tenter de vous faire agir à votre tour. Je veux que l’on se recentre sur nous, sur nos actions. Alors non je ne partirai pas, pas en avion, ni en bateau, ni en voiture. Ce n’est pas l’envie qui manque, que de faire des milliers de photos, que de passer des heures magnifiques avec vous, ce n’est pas l’envie qui manque. Cependant mes valeurs sont trop fortes, je veux un avenir, je veux protéger ma vie, ma Mère, ma terre, ma maison, je veux me protéger. Pourquoi vous ne comprenez pas ? Pourquoi ? Etes-vous trop vieux ? Je n’ai même pas un quart de siècle, je ne serai jamais vieille, je n’aurais jamais d’enfants si l’on continue ainsi. Partir est mon action, je me fiche des vôtres, mais laissez-moi avec mes valeurs et contrôler les miennes, c’est une des rares choses qui nous reste.

    Ne me forcez pas.

    Laissez-moi tranquille. Je ne suis pas prête à entendre vos arguments, je doute déjà suffisamment sur la moindre de mes actions, je remet tout en question, alors ne me dîtes rien qui pourrait encore m’embrouiller, je ne suis pas prête. Je ne veux pas. Vouloir. Ne pas vouloir. Est-ce que vous comprenez au moins cette simple phrase ?

    Je ne veux pas.

    Des milliards de personne ne l’a comprenne pas, car parfois quand quelqu’un dit « non », on ne l’entend pas et ils comprennent « oui ». Vouloir c’est désirer, être en accord, ne pas est une négation. Ne pas vouloir est égal à ne pas désirer, ne pas être en accord. Alors je ne veux pas partir. Ce n’est pas l’envie qui manque. Je ne suis simplement pas prête à entendre vos arguments qui pourraient me faire douter, je suis suffisamment dans le flou comme ça. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je veux un avenir. Je protège ma vie. Ma survie. Je ne veux pas du suicide collectif dont nous commençons à nous passer les uns les autres la corde autour du cou. Quand enlèverons-nous le tabouret ?

     

    .LounaDéelle.

    .Je ne veux pas.

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